vendredi 1 décembre 2017

Reportage famille : une journée avec Mamie et Papy chez les cousins !

Aujourd'hui je vous présente un travail réalisé dans le cadre de ma formation Portrait ou Paysage sur le reportage du quotidien avec Maryline Krynicki. C'est un projet qui me tient particulièrement à cœur, car le reportage du quotidien est vraiment une prestation que j'avais envie de mettre en place pour la proposer à mes futurs clients.
Je suis depuis déjà un moment le collectif Joyeux Bazar  ,qui réunit des photographes spécialisées dans ce domaine, et dont fait partie notamment Maryline Krynicki : quand j'ai vu que "Portrait ou Paysage" proposait une formation avec elle, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion !
Le reportage du quotidien reste une prestation assez peu connue en France : il consiste à documenter la vie d'une famille pendant une demi-journée, ou une journée, en se rendant à son domicile et en n'interférant pas (ou très peu) avec elle. Les photos ne sont pas posées, elles sont prises sur le vif et laissent toute la place à la spontanéité !
Il s'agit de capter les relations entre les différents membres de la famille, les émotions, et tous les petits instants qui rythment le quotidien.
C'est ce que je me suis efforcée de faire durant la journée de mercredi dernier, où mes parents nous ont rendu visite avec mes petites nièces. Je ne les avais pas prévenus que j'allais passer la journée à les photographier, mais tout s'est passé à merveille, et chacun a vaqué à ses occupations sans forcément faire attention à moi ! Je n'étais pas tout à fait dans les conditions réelles de reportage, étant donné que je recevais et qu'il a donc fallu tout de même que je gère le repas, mais dans l'ensemble, j'étais plutôt contente du résultat !
Le but est de raconter une histoire sur la journée dans la mesure du possible, c'est pour cette raison que pour une fois je vais mettre les photos les unes à la suite des autres, sans texte entre chaque...




































Vous remarquerez que j'ai beaucoup photographié ma plus jeune nièce : ce n'est pas évident d'avoir des images de toutes les personnes présentes à quantité égale. C'est un point sur lequel je vais devoir porter mon attention pour les prochains reportages : faire en sorte d'avoir des images variées de tout le monde.

J'espère que ça vous a plu ! Si vous êtes tentés par ce type de prestation, n'hésitez pas à me solliciter 😉

mercredi 25 octobre 2017

Gouttes : comment les photographier.

Voilà un certain temps que je n'ai pas publié sur le blog : il faut dire que j'ai été plutôt occupée ces derniers temps avec la création de mon entreprise, et le mois de septembre a été particulièrement difficile pour nous... Je n'avais pas vraiment le cœur à faire de la photo.
Et puis une amie m'a offert un énorme bouquet de chrysanthèmes de son jardin (on va dire que c'était de circonstance...), et j'ai eu envie de faire quelques vues en macro, comme à mon habitude !

J'avais acheté depuis un moment de la glycérine dans le but de photographier des gouttes sur des fleurs à bouquet, style gerbera, c'était donc l'occasion de tester sur le bouquet de mon amie.


Pour ceux qui n'y connaissent rien en matière de nom de fleurs, les chrysanthèmes sont aussi appelées marguerites d'automne, étant donné qu'elles poussent à cette saison : ce sont les fleurs typiques de la Toussaint que l'on va déposer au cimetière... C'est en partie pour cette raison que je ne les aime pas trop, en réalité ! Les fleurs ne sont pas très grosses, comparé par exemple à une fleur de gerbera ou même de vraie marguerite : l'ensemble avec les feuilles et les tiges forme une touffe assez rigide et peu naturelle (moi j'aime bien les plantes un peu fofolles !).

Mais en macro, étant donné que l'on prend en très gros plan, on peut faire facilement abstraction de ce coté peu avenant. Me voilà donc installée avec mon bouquet près de la baie vitrée pour avoir un maximum de luminosité (toute relative car il ne faisait pas très beau et j'ai du augmenter un peu les isos...). Je prends donc ma glycérine avec une pipette pour pouvoir déposer mes gouttes sur les fleurs.
L'avantage de la glycérine, c'est qu'elle forme des belles gouttes bien rondes car elle est un peu épaisse.


Comme vous le voyez sur cette première photo, la goutte est trop écrasée : j'ai mis trop de glycérine, et comme les pétales ne sont pas très grands, la goutte coule au centre de la fleur et donne un rendu qui ne me plait guère... Je multiplie les essais avant de comprendre qu'il faut que je réduise la dose de glycérine (pourtant je ne suis pas blonde !) !



J'arrive quand même à en tirer quelques images convenables... Mais je ne suis pas encore réellement satisfaite du résultat.
J'essaie de faire quelques vues moins rapprochées en mettant plus la fleur en avant.



Je baisse l'exposition pour donner une ambiance plus intimiste : c'est sympa mais la goutte est toute petite et ce n'est toujours pas ce que je veux vraiment !
Je finis par réduire drastiquement la quantité de glycérine : j'arrive à obtenir une jolie goutte bien formée, mais vraiment toute petite ! Je me rapproche donc au maximum de la distance de mise au point de mon objectif macro : le nez dans les fleurs, j'arrive enfin à obtenir ce que je cherchais depuis le début...



Un maximum de flou avec une belle goutte bien dodue !

Les ambiances colorées sont un peu différentes d'une photo à l'autre car il y avait des fleurs roses et des fleurs bleues. J'ai également fait quelques photos des fleurs sans gouttes que je partage aussi sur ma page Facebook .


voilà, j'espère que ces photos vous plaisent, n'hésitez pas à laisser un commentaire, ou à me poser des questions si vous voulez plus d'infos !

vendredi 1 septembre 2017

Faire des choix !

En matière de portrait, comme dans d'autres domaines photographiques d'ailleurs, il est vite facile de tomber dans une pratique routinière et de se cantonner toujours au même style. Et on sait bien que ce n'est pas en se contentant de ce que l'on sait faire qu'on progresse...
Quand j'ai commencé à m'intéresser au portrait, j'avais tendance à toujours photographier mes sujets en gros plans, en me concentrant sur le visage. Depuis quelques temps pourtant j'ai revu mes copies pour laisser respirer un peu mes modèles et intégrer plus de décor, voir photographier des actions de la vie quotidienne à la façon d'un reportage.


Mais comme j'aime bien me lancer des petits défis pour ne pas m'endormir sur mes acquis, cet été, j'ai encore tenté de nouvelles choses. On est bien d'accord qu'il s'agit rarement de changements radicaux, mais plutôt de petites touches subtiles (même si les changements radicaux sont encore plus formateurs !).
Clara était en train de lire dans le jardin, et n'ayant pour ma part rien de particulier à faire à part profiter de l'instant, je suis allée chercher mon appareil pour la photographier. C'était un moment calme et posé, ce qui me permettait de faire mes petits tests en toute tranquillité. Rien de tel que ces plages de quiétude pour peaufiner votre technique sans stress !

Elle a bien vu que je la prenais en photo mais elle a continué à lire sans s'occuper de moi, question d’habitude !



J'ai donc choisi de m'imposer quelques contraintes pour cette prise de vue.


  • Choisir une très grande ouverture pour maximiser le flou de profondeur de champ. Je sais que le flou n'est pas quelque chose de nouveau pour moi mais je voulais travailler sur le choix de la mise au point... J'avais mon objectif 50mm f/1,4 et j'ai choisi une ouverture de f/1,8 pour assurer un minimum de netteté.
  • Obtenir des images claires et privilégier les hautes lumières en exposant pour mon sujet et non pour l'arrière-plan. Cela me permet d'obtenir encore plus de douceur en adéquation avec mon choix d'ouverture, et de mettre également en valeur la peau claire de Clara (qui porte bien son nom 😉). Clara étant assise à l'ombre et mon arrière-plan étant lumineux, je suis en situation de contre-jour, il faut donc que je surexpose à la prise de vue si je veux obtenir l'exposition souhaitée. Je fais le choix de corriger l'exposition de +1 étant positionnée sur le mode priorité ouverture. Cela me laisse une petite marge qui peut être aussi corrigée en post-traitement si besoin sans risque de cramer les hautes lumières sur mon sujet.
  • Privilégier les très gros plans pour mettre l'accent sur certains détails par le biais d'une mise au point créative. Je choisis de faire la mise au point sur des éléments que l'on n'attend pas forcément en portrait où l'on a tendance à préconiser la mise au point sur les yeux. 



Je commence par prendre des vues plus larges et plus classiques afin que Clara se replonge dans sa lecture et finisse par m'oublier comme sur les deux premières photos, où la mise au point est faite idéalement sur les yeux.. Cela me permet également de peaufiner mes réglages d'exposition. Puis, une fois le cadre posé, je déplace ma mise au point dans un premier temps.
Je choisis de faire le point sur la couverture du livre, notamment sur le chat qui devient alors mon sujet principal. On dirait qu'il me regarde et qu'il pose pour moi, j'aime assez !

Clara est à ce moment là de nouveau absorbée par sa lecture, j'en profite donc pour me rapprocher d'elle et faire des plus gros plans.



Je fais le point sur sa bouche, qui n'est pas forcément sur un point fort mais la composition étant équilibrée par ailleurs, cela ne me dérange pas outre mesure. La profondeur de champ étant minime, cela confère une grande douceur à l'ensemble, douceur encore appuyée par la lumière et les teintes douces.



Ici j'ai fait le choix d'une mise au point sur la bretelle de son t-shirt tout en n'intégrant pas le regard dans l'image. Cela donne un côté un peu plus original au portrait.


Sur cette photo, j'ai de nouveau fait le point sur la bouche mais en privilégiant une vue un peu plus frontale ce qui fait un peu sortir du flou les autres éléments du visage.

J'ai vraiment cherché un maximum de douceur pour cette séance de portrait, en faisant converger tous les paramètres de prise de vue vers cet objectif : choix de l'ouverture, de l'exposition, des couleurs peu saturées et choix d'un contraste faible.

Ces réflexions m'ont permis de mettre en valeur les traits physiques de Clara : son teint de porcelaine et son côté poupon.  Il est évident que je n'aurais pas forcément opté pour ces paramètres avec une autre personne.

J'espère que cet article vous aura plu, n'hésitez pas à me poser des questions ou à me donner votre avis.


A bientôt !

mardi 4 juillet 2017

En toute légèreté...

Voilà un petit moment que je n'ai pas publié d'article orienté macro sur le blog... Depuis quelques temps, j'avoue que j'ai été un peu  infidèle à mon objectif macro préféré , le sigma 105mm,  que j'ai troqué contre mon objectif chouchou numéro 2, mon 50mm f/1,4.
C'est que je me suis plutôt adonnée à la photographie de portrait ces derniers temps pour me faire la main : je photographie surtout et encore ma famille car je n'ai guère de sollicitations d'autre part, pour ainsi dire aucune, ce qui ne présage rien de bon pour la suite...

Mais bref, passons, là n'est pas le sujet de cet article !



Je ne peux guère rester très longtemps sans monter mon objectif macro sur mon appareil et aller m'immerger dans une séance au cœur du jardin. J'en ai besoin pour décompresser, et mon objectif macro c'est un peu mon doudou, il me rassure ! Passer du temps dans mon jardin me permet également de retrouver mon calme...
Ce jour-là, donc, je suis sortie, l'appareil en bandoulière, le nez au vent, m'allongeant de ci de là dans l'herbe au gré de mes déambulations. J'ai fini par atteindre le fond du jardin, car malgré tout, 2700 m2, ce n'est pas si grand. Le bout du jardin, c'est mon endroit préféré, j'ai l'impression d'être en forêt, ça sent fortement l'humus et je m'en emplis les narines à chaque fois !


Le fond du jardin est volontairement laissé à sa nature un peu plus sauvage. Je laisse pousser qui veut bien, tout en surveillant tout de même les plantes les plus envahissantes. J'ai un faible particulier pour celles qu'on appelle les ombellifères... J'ai notamment des carottes sauvages qui poussent dans mon jardin un peu partout. A l'ombre, dans le sous-bois, c'est plutôt celle-ci qui pousse. Je n'ai pas vraiment réussi à l’identifier. C'est le problème avec les apiacées, elles se ressemblent un peu toutes ! J'ai tout de même un doute sur le cerfeuil penché, mais rien n'est sûr.



Pour cette série, j'ai privilégié la sous-exposition, cherchant des trouées de lumières pour jouer avec les clairs-obscurs. Comme toujours, je choisis une faible profondeur de champ en restant à f/3,2 pour toute la série : j'aime le flou, je ne vous apprends rien 😛
De plus en plus, je suis à la recherche de la mise en valeur de mon sujet par la lumière et par le choix d'un arrière-plan travaillé.




Je compose mes images en fonction de ça, les couleurs du fond, les ombres, les effets de transparence, les silhouettes des autres végétaux, chaque élément doit être à la bonne place... Tout se joue à la prise de vue car durant l'éditing, je me contente du strict minimum : un peu de contraste si besoin, légère retouche de l'exposition.
Je me concentre sur ce que je sais faire, je ne pense à rien d'autre, je suis en phase avec la nature et avec moi-même, je suis bien.
C'est pour cette raison que je ne peux pas me passer très longtemps d'une séance macro ! 

Lors de cette séance, j'ai également pris des photos en m'allongeant sur le sol, ce qui a eu pour effet de modifier la balance des couleurs vers des tons plutôt bleutés, alors que pour ces photos-ci, les tons sont plutôt orangés et verts. J'ai préféré ne pas mélanger les 2 séries, je vous montrerai l'autre dans un prochain article.


Je vous dis donc à très bientôt !